
Guerre en Ukraine : ce qu’il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron à la conférence de Munich
Emmanuel Macron prononçait ce vendredi 17 février 2023 un discours sur la guerre en Ukraine et la sécurité internationale, dans le cadre de la 59e édition de la conférence de Munich. Voici ce qu’il faut retenir de son intervention.
La 59e édition de la conférence de Munich, considérée par les observateurs comme le Davos de la sécurité internationale , a débuté ce vendredi 17 février 2023, avec la guerre en Ukraine comme toile de fond. Une première journée au cours de laquelle Emmanuel Macron a prononcé un discours. Voici ce qu’il faut en retenir.
Les Occidentaux prêts à une guerre longue
Nous sommes prêts à un conflit prolongé , a par ailleurs expliqué le président français. En disant cela, je ne le souhaite pas. Mais surtout si nous ne le souhaitons pas, nous devons collectivement être crédibles dans notre capacité à durer dans cet effort.
Au cours de son discours, Emmanuel Macron est également revenu sur l’attitude à tenir vis-à-vis de la Russie. Le temps n’est pas au dialogue avec une Russie qui a choisi la guerre et continue à faire preuve d’une mentalité impérialiste et néocolonialiste , a indiqué le président de la République, espérant rallier à sa cause les pays en développement qui seraient tentés de soutenir Moscou.
Emmanuel Macron a toutefois expliqué qu’un dialogue avec le Kremlin devrait à terme se renouer, afin de préparer la fin du conflit.
Le président de la République a par ailleurs lancé un appel aux Européens afin qu’ils réinvestissent dans le secteur de la défense. C’est, selon lui, la condition du maintien de la paix dans le continent.
Le chef des Armées a appelé les Européens à suivre l’exemple de la France qui va se doter d’une loi de programmation militaire qui augmentera considérablement les moyens des forces armées tricolores.
Il a néanmoins rappelé que l’Europe au sens large devait apprendre à prévenir les conflits. Nous aurons besoin d’un cadre qui donne de la transparence et de la prévisibilité aux évènements en Europe, a-t-il expliqué, avant d’indiquer qu’il voulait voir naître une structure de règlements des conflits sur le continent .